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Fwd: fondation Folon

 

VENDREDI 3 OCTOBRE
OUVERTURE DES PORTES À 18H
bar sur place

 

ROSA BRUX
RUE DE L’AUTONOMIE 9
1070 BRUXELLES
–> 1ER ÉTAGE

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François Bousquet
Carina Erdmann
Esben Gyldenlove
Alexandra Karpilovski
Baptiste Mano
Ruben Van Havermaet

Exposition bleue
Samedi 3 mai 2014
à partir de 18h

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CRYSTAL MAZE VII — APPARTEMENT À TRANSFORMATIONS

UN DIVERTISSEMENT SONORE DE L’AGENCE DU DOUTE ET DE PRÉFACE À ROSA BRUX

AVEC LA PARTICIPATION DE ROMAIN GRATEAU, RÉMI FORTE ET FABRICE MABIME

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VENDREDI 18 AVRIL
OUVERTURE DES PORTES À 19H

ROSA BRUX

RUE DE L’AUTONOMIE 9
1070 BRUXELLES
–> 1ER ÉTAGE

« Le salon du rez-de-chaussée communique avec les chambres du haut par un escalier dont la rampe est branlante; on en saute, on en tombe; on y prend la parole ou son élan vers le lustre. Le premier étage est réservé aux premiers rôles; c’est l’Olympe, la figuration n’y monte pas. C’est là-haut qu’on fait ses valises, que le clan se réunit, que les mauvais coups se préparent, et les départs en coup de vent. Les chambres donnent accès sur l’extérieur par un escalier de plein air, ou un balcon, une échelle murale, une balustrade qu’il est facile d’escalader d’un bond. Quand on monte dans ce club privé où les femmes décident du drame, quand ce ne sont pas des financiers véreux et leurs nervis, c’est pour décider d’un raid, d’un rapt, d’une expédition punitive, ou prendre le prochain train, le dernier, qui peut être celui du bonheur, si l’on peut s’estimer heureux d’avoir la vie sauve, au sortir de ce qui tient tout à la fois du bar américain, du caf’con’, de la maison de change et de la maison de passe, lieu géométrique des querelles alcoolisées dont le solde sera réglé en décors naturels ou en extérieurs reconstitués. »

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10 balles et un Mars.

10 billets de 10 euros.

10 barres chocolatées.

Une exposition à Rosabrux.

28 février 2014.

10 balles et un Mars est un projet initié par 3-8 qui a pour but de réunir de jeunes artistes, fraichement diplômés de différentes écoles et qui ont tous un médium propre à leur pratique ; dessin, performance, bande dessinée, vidéo, musique…

10 balles et un Mars remet en question la valeur de 10 euros au sein de la scène artistique.
Chaque artiste se voit remettre un billet de 10 euros et un Mars.
comment la dépense de cette somme peut-elle générer un projet artistique?

Artistes:

Paul Boudeau
Emeline Galhac
Louise Gillard
Pim Heerkens
Mathieu Hendrickx
Nina Kennel
Felix Kindermann
Elsa Lévy
Louise Mestrallet
Camille Potte
Maarten Raskin
Juliette Romero.

 

édition du fanzine:

Charlotte Taillet

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ROSA BRUX ET ORAIBI – LIBRAIRIE ITINÉRANTE ET STRUCTURE CURATORIALE BASÉE À GENÈVE –  INVITENT POUR LE WEEK-END L’ARTISTE ET DESIGNER CLÉMENCE SEILLES, ACCOMPAGNÉE DE THE ESTATE OF MATT MONTINI , À PRODUIRE UN DISPOSITIF DE PRÉSENTATION D’UNE SÉLECTION DE LIVRES. CHOISIS PARMI SON CATALOGUE, LES OUVRAGES S’ARTICULENT AUTOUR DES SOURCES LITTÉRAIRES ET ARTISTIQUES D’UN PSYCHÉDÉLISME REVISITÉ, PANEUROPÉEN ET FRANCOPHONE : LIVRES ANCIENS, RARETÉS, POÉSIE SURRÉALISTE, MANIFESTES, REVUES PSYCHÉDÉLIQUES, CATALOGUES D’EXPOSITION, LITTÉRATURE, PUBLICATIONS RÉCENTES ET INÉDITES.

DIMANCHE 16 FÉVRIER 14H – 19H : OUVERTURE DE LA LIBRAIRIE

DÈS 16H LANCEMENT D’UN FANZINE RÉALISÉ PAR JOHANN KAUTH ET K7 SET PAR DJ COSMO KNEX.

Musicien et graphiste, Johann Kauth a étudié à la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam. Pour chacun des concerts qu’il organise, il réalise lui-même les posters et flyers en riso ou sérigraphie. Il arpente les scènes d’Europe et des USA sous diverses formations Fyoelk, Laser Poodle, Cotopaxi, Cosmo Knex, et a son propre label de cassette Stenze Quo.

http://johannkauth.tumblr.com/


http://stenzequo.blogspot.ch/

Samedi 15 février 14h – 19h : ouverture de la librairie.

Vendredi 14 février dès 19h : Lancement de la librairie et activation du dispositif de Clémence Seilles et The Estate of Matt Montini.

Discussion avec Lars Bang Larsen, Marie Kølbæk Iversen et Yann Chateigné (en anglais).

Lars Bang Larsen, curateur et historien de l’art a récemment obtenu un PHD de l’Université de Copenhague au sujet des « Tropes psychédéliques dans l’Art de Néo-Avant-Garde ». Ses publications récentes comprennent “The Critical Mass of Mediation” (avec Søren Andreasen, Internationalistisk Ideale, 2012) et « Dexter Bang Sinister: Black & White Psychedelia » (Bulletins of the Serving Library#4, 2013). Commissaire de l’exposition Psychedelism (Raven Row, Londres 2013), il viendra nous en parler accompagné de Marie Kølbæk Iversen (artiste, Copenhague) et Yann Chateigné (curateur associé, Genève).

La discussion sera suivie d’une projection de films expérimentaux sélectionnés et présentés par Lars Bang Larsen.

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Oraibi à Rosa Brux

Oraibi à Rosa Brux

Oraibi à Rosa Brux

Oraibi à  Rosa Brux

Clémence Seilles et Daniel Dewar

Oraibi à Rosa Brux

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Vestiges réels et factices, strates géologiques et mnémoniques s’entremêlent pour déconstruire les espaces liés à la modernité et au monde civilisé.

 

Ana Vaz pose son regard sur l’histoire de l’évolution à travers une représentation alternative des utopies civilisatrices et architecturales passées. Son film « A Idade da Pedra » (L’Âge de Pierre) prend justement comme point de départ la construction de la ville de Brasília, ville construite ex nihilo à la fin des années 1950 dans la savane arborée du centre du Brésil, d’après un projet utopique mené par Lucio Costa et Oscar Niemeyer, sur un territoire marqué par l’extraction de minerais et, également ville d’origine de l’artiste. Une carrière de pierres perdue au milieu d’une nature sauvage. Il y a dès le départ quelque chose d’anachronique dans le travail d’Ana Vaz. Dans ce chantier à ciel ouvert, des hommes taillent des pierres, celles-ci se scindent en feuillets, comme autant de strates de l’histoire passée et à venir. La carrière devient alors la métaphore de la mémoire. Des incrustations 3D réalisées en postproduction d’ossature de béton font leur apparition. Vestige, fantasme ou projection de ce que sera ce territoire dans plusieurs centaines d’années, Ana Vaz joue avec les temporalités.

 

Les pièces présentées ici sont directement inspirées de ce film, elles constituent un premier glissement vers l’installation et le volume. L’espace d’exposition devient alors le lieu de la réécriture encourageant le regardeur à établir des liens entre les différents objets. Cette adaptation est à envisager comme un redéploiement du film, un collage tridimensionnel dans lequel le principe du montage prend tout son sens.

 

Texte d’Elsa Delage

« Tectonics, Creation and Other Myths, Act II. »
ANA VAZ

jeudi 23 janvier

ouverture des portes à 19h

lecture-récital par ANA VAZ à 21h

ROSABRUX GALLERY
1ST FLOOR
RUE DE L’AUTONOMIE 9
1070 BRUSSELS

Tectonics: Creation and Other Myths, Act II.

A presentation at Rosa Brux,

 

,Earth splits

,tectonic shifts

crystallizing

rendering

,totemic

,tectonic

materials

concrete remnants

of volcanic stone

of ancestral constructions

or modern utilities.

 

Primary or primitive

to reweave the web

to unweave the im

,print

of time.

 

,thousands of egg shells

,primary and originary matter

I return to the egg

,I return to the beginning.

 

Theatre of traces

and disparitions

,of tracing and effacing

,the trace

inevitable stratification.

 

Of natural and artificial

,between a virtual

and a hard place.

 

A history of evolution

,of a past and of a

to come.

 

Ana Vaz.

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« UNE EXPOSITION »
QQCH
 
FRIDAY, DECEMBER 13, 2013
OPENING DOORS AT 7 PM
ON-SITE DRINKS AND SNACKS
 
AT ROSABRUX GALLERY
1ST FLOOR
RUE DE L’AUTONOMIE 9
1070 BRUSSELS

Une exposition est une exposition collective d’expositions d’images exposant leur condition d’être des images quand bien même elles pourraient être des archétypes d’oeuvres. C’est-à-dire que l’exposition est à l’image de l’image que l’on projette d’une oeuvre n’étant qu’une image : une histoire d’exposition. C’est qu’il y a dans les images projetées de l’exposition, une histoire des oeuvres qui serait celle d’archétypes d’images véhiculées par des expositions d’images dans le cadre d’expositions types. Ce n’est pas qu’il n’y aurait à voir dans l’exposition que des images d’images, mais plutôt qu’il faudrait voir dans les images des expositions d’archétypes. C’est-à-dire que l’exposition des images, c’est ce qu’il y a à voir. À voir ce par quoi l’image se voit véritablement quand elle est exposée, il faudrait projeter sur l’image une histoire de leurs images propres. C’est-à-dire qu’il faudrait que l’exposition soit une exposition collective d’images exposant leur condition d’être des images quand bien même elles pourraient être des archétypes d’oeuvres.

-QQCH

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Katrin Gattinger

Sharing Lines. Making Borderknots
 
Entre autres actions, Katrin Gattinger intervient à la croisée des domaines du dessin et de la performance. C’est en ce que l’un relève de la spatialisation d’une forme et que l’autre rend à cette spatialisation sa capacité d’événement, que leur point de rencontre devient celui d’un engagement politique par l’intermédiaire du geste graphique. Gattinger présente ainsi à Rosa Brux un double projet posant la base de ses recherches actuelles. Elle rejoue d’une part une performance, sans public, qu’elle a réalisée à Strasbourg le 26 août 2013, date correspondant à l’adoption du dernier article de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Ce jour-là, elle s’est déplacée de consulat en consulat au moyen d’un vélo équipé d’un traceur, fixé sur le porte-bagage, qui restituait chaque trajet effectué sous forme d’une ligne tremblante, s’accumulant dans l’espace d’une feuille de papier. A chaque arrêt, le tampon du consulat était obtenu en guise de sanction de l’étape accomplie. Cette boîte à dessin est un outil graphique producteur de documents, qui rend visible les obstacles franchis par le biais de l’identité de l’asphalte (chaque irrégularité du sol est retranscrite dans la ligne) : ces marques de parcours renvoient aux enjeux politiques de la situation internationale. A Bruxelles, Gattinger reliera autant d’ambassades que possible en quatre jours, résultat tant de ses capacités physiques que des contraintes d’horaires des lieux et de négociations préalables. D’autre part, en parallèle de la présentation des dessins produits lors de cette résidence, elle présentera, dès 20h30, un ensemble de dispositifs à dessin que le public est invité à activer. Quelle sera l’implication des visiteurs dans le projet ? Comment les décisions seront prises afin de conduire la réalisation du dessin ? Quel sera l’objectif et le résultat graphiques de ces dessins ? Alors que l’artiste généralement met au point ses performances avant de les présenter, elle a ici renversé le processus et accepté de laisser au hasard une part de pouvoir dans leur institution.
 
Ouverture des portes à 19h
Performances à 20h30

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En prélevant des images de notre histoire culturelle et graphique et en leur associant des phrases ou des slogans extraits d’autres contextes (actuels ou éloignés), les installations de Christophe Vaubourg condensent des anachronismes, opèrent des raccourcis et mettent en scène des accélérations temporelles. Slogans célèbres, dessins ratés ou aboutis, détails hypertrophiés, ruptures d’échelle, cadrages élaborés ou naïfs jouent à mettre en place un récit fondamentalement lacunaire. Des fictions de désordre s’introduisent ainsi à l’intérieur d’un système organisé pour en réveiller l’imaginaire. Théâtralisant le réel, l’espace lui-même et son contexte, ses pièces se nourrissent de l’inconscient collectif porté par les utopies dites négatives (piraterie, pornographie, série B, musique rock…). C’est en multipliant tous azimuts ces références que se produit la possibilité d’un récit encore en suspens, à vrai dire suspendu à l’expérience du spectateur. Par cet assemblage hétérogène d’idées, ces images s’articulent dans des mises en scène aux accents paranoïaques. Pas question pour autant de virer au drame, au contraire, ces dispositifs proposent une ambiance teinté de ce que l’on pourrait qualifier d’euphorique fataliste : mixant tour à tour cinéma gore et roman à l’eau de rose, Egon Schiele et Star Trek, Frida Kahlo et le Black Metal, injectant l’étrange dans le familier, noyant l’insolite dans le banal. Le spectateur est alors placé dans une position d’explorateur-acteur des récits et hallucinations de l’artiste, ceux-ci prenant souvent leur source dans l’imaginaire véhiculé par la vision et les genres cinématographiques (film noir, d’espionnage, de science-fiction, ou encore road movie). Ce qui importe à Christophe Vaubourg, ici, c’est la conséquence de ce processus, ses effets, et non sa lisibilité.

 

porte vitre christophe vaubourg rosa brux

channel christophe vaubourg rosa brux

grille pain 1

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—– À BAS — À BAS LE RÉGIME MILITAIRE !!! —–
—– À BAS — À BAS LE RÉGIME MILITAIRE !!! —–
—– À BAS — À BAS LE RÉGIME MILITAIRE !!! —–


Le Caire. La foule.
Préparation d’une révolte anticolonialiste.
Comme si s’égosiller à tue-tête avait jamais fait avancer les choses.
Non, c’est sûr, mais au moins ça déchaîne les passions, comme ce besoin ardent de liberté.


Comment te dire… Mettons t’es sur une plage, il fait chaud, tu te fais grave chier… T’es là comme un con, sur le sable, donc tu décides de construire un château. Tu creuses d’un côté pour construire de l’autre. Et, alors que tu fais des trous ça et là, érigeant les fondations d’une demeure factice et éphémère, d’un coup, tu tombes sur un coquillage, bloc de calcaire parmi les fins grains de silicates… Tu souffles un coup dessus pis tu l’mets de côté. Et tu reprends besogne. Sauf que là, surprise, un deuxième coquillage ! Poussé par la curiosité, tu te détaches peu à peu de tes aspirations architecturales pour t’inventer archéologue. Et plus tu creuses, plus tu trouves des trucs intéressants, juste pour toi. Trésors de pacotilles enfouis là et qui attendaient que quelqu’un, toi, les trouve. Par respect, puis surtout sous le coup de l’excitation, tu creuses toujours plus profond, tu grattes le sable humide et dégage des tonnes et des tonnes de grains, tu fouines et farfouilles si loin et tellement bien que tu finis par te perdre toi-même, dans ce trou que tu t’es creusé. Tu sens par moments que quelque chose te retient, une voix dans ta tête te conseille d’arrêter, ta conscience, la salope, que tu devrais tout stopper net tant qu’il est encore temps. Arrêter cette folie, oui, mais pris dans ton élan frénétique, tu ne peux t’empêcher de continuer à creuser. Et tu finis par toucher « le » truc qu’il fallait pas, tu y mets le doigt, et boum ! C’est l’effondrement. Pris au piège des sables mouvants, comme Alice dans le terrier du lapin blanc. Tu t’enfonces et le sable, peu à peu, te recouvre entièrement. Tu dégringoles, inlassablement. Dans ta chute, tu perds tous ces artefacts accumulés au fil du temps. Tu te perds toi-même, ton identité, au fur et à mesure que tu vois la lumière du jour s’obscurcir. Le piège se referme sur toi et tu finis par devenir une de tes reliques, celles que t’avais pourtant pris soin de mettre à part, les saletés. Bientôt tu finis par n’être plus que l’une d’entre elles, perdu dans le simulacre de ton propre passé, le sablier. Perdu dans les limbes d’un monde étrange ou presque plus rien ne semble avoir de sens, tu commences à trouver d’autres réponse à tes questions. Peut-être ce que tu étais réellement venu chercher. C’est alors que, suffoquant dans la brume de tes propres souvenirs, tu commences à te trouver. Toi.

 

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3-8 vous invite à son événement

FROM…………………TO.
LOGICAL REVOLTS

 

Le vendredi 17 mai à l’espace Rosabrux, dès 20h.

 

3-8 propose lors de cette soirée une projection de Révoltes Logiques, film de fin d’études du Fresnoy, réalisé par Louis Henderson en 2012.
Prenant comme prétexte la découverte du scénario d’un film jamais tourné, écrit par les Nations Unies dans les années 50, traitant de la crise du Canal de Suez; Louis Henderson se rend aujourd’hui en Égypte. Le réalisateur se propose d’observer, à la manière de l’archéologue, les métamorphoses d’un pays; ce qui a disparu mais demeure présent dans nos mémoires.
Révoltes Logiques développe une réflexion autour de l’image, image touristique, carte postale, images manquantes; le film évoque les fantômes d’un passé révolu mais qui demeure vivant.

 

Révoltes Logiques
un film de Louis Henderson
Le Fresnoy, 2012
44 minutes
anglais sous-titré français.

 

Projection à partir de 21h, bar sur place.
En présence du réalisateur.

 

Rosabrux
Rue de l’Autonomie 9
1070 Bruxelles

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Prolongation de l’exposition samedi 6 et dimanche 7 avril, de 14 h à 19 h.

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Tyrell Corporation Building, Blade runner, 1982, dir. Rydley Scott.

 

 

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À la lumière du jour

Maxime Bondu

Vendredi 5 avril 2013, de 19h à 22h

En présence de l’artiste

 

Le sentiment de duperie apparaît comme une forme de nostalgie du réel. La littérature en est pleine, du genre de l’uchronie à celui du récit d’anticipation. Maxime Bondu (Tournan-en-Brie/F, *1985) examine les formes et les enjeux de notre rapport à l’histoire et de notre projection dans le futur, l’un et l’autre comme médiateurs du temps contemporain, peut-être plus que l’inverse. De ces récits, il en produit d’autres, s’insérant dans les zones d’ombre et les éclairant de l’intérieur. Il a pu réapprendre d’anciennes techniques de peinture afin de réaliser des toiles jouant de leur anachronisme (2013) ; il a pu chercher à recréer manuellement l’ampoule de Livermore, Californie, à l’époque de l’obsolescence programmée dont il devient un objet de contestation (2012) ; il a également pu exploiter des coïncidences et restaurer des images à fin, toujours, de réinvention (2012). Il recense les événements souffrant de lacunes et se prêtant par conséquent à diverses relectures, à autant de scénarii basées sur des déductions qu’il fait comme celui qui mène l’enquête. Il collectionne des objets, dépouille des archives, crée des documents inexistants à partir de leurs défauts matériels ou d’information, mais recelant peut-être un indice de l’état du monde.

 

Dans le cadre de son exposition à Rosa Brux, il articule plusieurs projets en cours comme des actualités de sa recherche. L’un est construit autour de l’impulsion électromagnétique (IEM), une émission d’ondes électromagnétiques qui anéantit les appareils électriques se trouvant dans son champ et qui peut, par exemple, paralyser les systèmes de communication. Elle a été découverte dans le cadre des premiers essais nucléaires et a vite été exploitée dans le domaine de la science-fiction. Autour d’une sélection de romans et de films mettant en scène l’IEM, auquel il adjoint une série de photographies retouchées des essais d’IEM américains effectués au-dessus de Hawaï au début des années 1960, Maxime Bondu dresse un imaginaire de ce phénomène (conspiration, apocalypse, etc.). L’un des autres projets que l’artiste présente à Rosa Brux s’intitule The Rosen Association. Débuté en 2012, en collaboration avec l’architecte américain Brent Martin, il s’appuie sur le texte de Philip K. Dick Do Androids Dream of Electric Sheep ? [Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?] (écrit en 1966 et publié en 1968), dont l’adaptation cinématographique de Ridley Scott, sous le titre de Blade Runner (1982), a participé à sa reconnaissance. Rosen Association est le nom de la société produisant les androïdes dont il est question, inspirés des humains et amenés à vivre au côté de ceux-ci. Maxime Bondu et Brent Martin ont réalisé les plans de construction de son siège californien qu’ils ont inscrit dans la topographie actuelle de Los Angeles. Un contexte narratif accompagne ces faux documents d’archive et décrit en détail le site et centre de recherche de Rosen Association.

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Prolongation de l’exposition samedi 16 et dimanche 17 mars, de 14 h à 19 h.

ALMA GESTES




Exposition collective avec Dorothée Baumann, Delphine Bedel, Juliana Borinski, Charlotte Cheetham et Pierre Vanni, Eva Fabbris, Marie Frampier, Jean-Baptiste Ganne, Benjamin Hugard, Pierre Leguillon, Balthazar Lovay, Ceel Mogami de Haas, Nicolas Moulin, Raphaëlle Mueller, Florence Ostende, Marie Reinert, Gilles Rotzetter, Fabrice Samyn, Frédéric Wecker



Le Vendredi 15 Mars à 19h00

L’exposition collective Alma gestes rassemble des artistes, designeur-es, théoricien-nes, critiques d’art invité-es à exposer une liste de documents et d’ouvrages issus de leurs bibliothèques personnelles.


Tout en évitant l’écueil que peuvent représenter les anthologies constituées de livres de prédilection, chacune des listes explore diverses formes d’énonciations, allant du geste manifeste à la collection monomaniaque, en passant par des agencements dont l’heureux hasard raccommode les thèses les plus antagonistes. Tels des portraits composites, chaque inventaire dresse autant de points de vue sur les pratiques des personnes invitées, autant de discours plurivoques à recomposer.


Dans un geste similaire au principe qui a vu naître ce projet, l’exposition emprunte son titre à la première œuvre littéraire du philosophe français Alain Badiou. Livre qui expose les tribulations de divers personnages embarqués dans une pluralité de mondes possibles à partir desquels ils tentent de construire leur propre langage.
Une bibliothèque apparaît comme une promesse qui, au-delà des savoirs réifiés, patiemment glanés et listés, présage avant tout des actions dont on sera dans l’avenir capable.

FRIDAY, MARCH 15, 2013
OPENING DOORS AT 7 PM
ON-SITE DRINKS AND SNACKS

AT ROSABRUX GALLERY
1ST FLOOR
RUE DE L’AUTONOMIE 9
1070
ANDERLECHT

une femme est une femme

Alma Gestes is a collective project. It brings together artists, designers, theoreticians and art critics who have been invited to exhibit a list of documents and books from their own libraries. While the project avoids common pitfalls of anthologies, every list of favorite books shows various forms of enunciation, ranging from manifesto to monomaniac collection and include arrangement whose accidental randomness brings nearer antagonist theories. Such as a mashup portrait, every book inventory unveils its author’s views on his own practice, as much as a polyvocal discourse asking for its reconstitution.

Du sucre, comme si la fin du monde nous attendait au coin du feu, à l’heure du thé. Le matin moi j’suis plutôt café. Ca ne change rien tu me diras, si liquide il y a, je fonds…



Laura Gozlan, ou comme une certitude de l’influence des rayons gamma sur la terre.



— Pourquoi Stephen Hawking ? — Certainement parce qu’il est paradoxalement ironique. — Et pourquoi l’anglais ? — Parce qu’a spoonful of sugar helps the medicine goes down beaucoup plus facilement qu’un morceau de sucre n’aide la médecine à couler si tu veux mon avis. — Et pourquoi cette certitude déjà ? Où était-ce une remise en cause ? — C’est une vraie question qu’tu m’poses là ? — Pourquoi ce besoin de colonisation alors ? — Parce que la fin, ici sur terre, est imminente. — Non mais tu vas quand même pas croire à ces conneries? — Ben si. — Et pourquoi la conquête de l’espace ? — Ben parce qu’on va quand même pas faire comme les dauphins et retourner sous l’eau, si ? Tous des connards, ces dauphins. Pis faut toujours que le singe se croie plus malin que les autres. C’est peut-être parce qu’il l’est, plus malin, au final. — Non je n’crois pas. Il est politique. — Les fourmis et les guêpes aussi, non ? Y parait qu’si les rats avaient la taille des chiens, on s’rait sérieusement dans la merde. D’ailleurs, nous n’sommes pas tous né de la dernière pluie, si ? Et quand bien même, s’il suffisait à certains d’avoir vu les premières, celles-là même qui les ont accouchés, j’suis au moins certain d’pas être le dernier à voir s’abattre le courroux des dieux sur terre. Allez arrête avec tes questions.

— Bah qu’est-ce t’as, t’es tout blanc ? T’as peur ? — Oui. — Bah t’es pas en sucre quand même. — Ben si, justement. — Comme si tu savais pas qu’c’était irréversible, depuis le début. On te l’a jamais caché. C’est comme ça. Allez arrête, ca passera et on recommencera. C’est l’cycle de la vie. — De quoi ? Qui on ? — Nous. Enfin pas nous, mais l’Homme, l’humain, la race quoi. Et puis, ici ou ailleurs, qu’est-ce que ça change de toute façon? — Oui mais quand même, on fait quoi de la sélection naturelle alors ? — Sérieusement, dans tout ça, pas l’temps de laisser du temps au temps. Faut vivre avec son temps justement. Folamour l’a décidé, et peu importe, elle est plutôt culturelle ta sélection. On va quand même pas envoyer des crétins peupler l’espace, non ? Y en a déjà assez ici tu crois pas ? Pour assurer l’avenir de l’humanité, y faut des bases solides, déjà qu’le sol est tremblant, imagine qu’on envoie des cons, ils creusent la brèche, et bim, en dix minutes tout est fini. Allez, dors. Le cosmic latte ? Tu vas bientôt y arriver. Ensuite on s’occupera du reste. — Quel reste ? Comment ça ? J’comprends pas. — De repeupler. — Hein ? — T’occupes. Ca va pas durer bien longtemps, c’est moi qui te l’dis. Au fait, au début ça risque de faire un peu mal, le temps de s’habituer, tout ça, mais c’est normal. Allez, n’y pense plus j’te dis. Quoi qu’il en soit tu t’en souviendras pas.

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Farewell Settler
Film, 15’02″, 2012

« Une rétro-histoire de la conquête spatiale. Des exhortations du cosmologiste Stephen Hawking à coloniser les parages de la Terre lors du discours Abandon Earth or face extinction. De la nostalgie des colons pour leur planète d’origine. De comment ils y accèdent secrètement en voyageant à travers la mémoire collective. »

LAURA GOZLAN
VENDREDI 25 JANVIER

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XMAS PARTY

Concert
Midget!
Brain rain
Vendredi 14 décembre 20h00
Buvette sur place

RosaBrux

rue de l’autonomie 9

1070 Anderlecht,

1st floor.

Opening doors at 8 PM

Bar and snack.

 

3-8 vous invite son événement le samedi 17 novembre, dès 20h


Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ?

Entrez dans l’intimité des XX, imprégnez vos pupilles toute la soirée de filles qui cognent dur.

Plongez dans la revendication punk des années 80 avec la playlist vidéo Girls on tape: video gems from the 80′s de Camille Lan, mix vidéo de clips, concerts et discours qui vous emmènera au cœur de la revendication féminine.

Et dès 21h, le rideau s’ouvre sur le documentaire Sorcières, mes sœurs, parade de sœurs, sorcières, ouvrières, hameçon du diable, bonnes sœurs, féministes et femmes que Camille Ducellier a su filmer avec retenue afin de nous laisser seuls dans l’abyme complexité du XX.


À l’espace d’arts RosaBrux,

rue de l’autonomie 9

1070 Anderlecht,

1er étage.

Ouverture des portes à 20h.

Restauration et bar sur place.

 

Extrait de la playlist vidéo Girls on tape : video gems from the 80's de Camille Lan

Extrait de la playlist vidéo Girls on tape : video gems from the 80's de Camille Lan

Extrait de Sorcières, mes sœurs, de Camille Ducellier, Rosa Brux

Extrait de Sorcières, mes sœurs, de Camille Ducellier, Rosa Brux

Extrait de Sorcières, mes sœurs, de Camille Ducellier, Rosa Brux

At the RosaBrux gallery

rue de l’autonomie 9

1070 Anderlecht,

1st floor.

Opening doors at 8 PM.

Bar and snack.

PLEASE JOIN US FOR OUR NEXT EVENT ON NOVEMBER 17TH.


PROLETARIANS FROM ALL OVER THE WORLD, WHO CLEANS YOUR SOCKS?



AT 8 PM
DIVE INTO THE XX’S INTIMACY AND BE SURROUNDED BY GIRLS WHO WILL KICK YOU HARD.
REDISCOVER PUNK DEMANDS OF THE 80’S THROUGH THE VIDEO PLAYLIST BY CAMILLE LAN, GIRLS ON TAPE : VIDEO GEMS FROM THE 80′S - A MIX OF VIDEOS, SHOWS AND SPEECHES THAT WILL LEAD YOU INTO THE DEPTH OF FEMININE DEMANDS.



AT 9 PM
WATCH THE DOCUMENTARY SORCIÈRES, MES SŒURS BY Camille Ducellier WHO INVITES US TO EXPLORE THE XX AND ITS COMPLEXITY.

rob van leijsen

ART HANDLING IN OBLIVION

ROB VAN LEIJSEN

Visite guidée du catalogue/exposition suivie d’une discussion ouverte

SAMEDI 27 OCTOBRE
OUVERTURE A 14H
VERNISSAGE A 19H30
RESTAURATION ET BAR SUR PLACE

Pour la première exposition du designer Rob van Leijsen en Belgique, Rosa Brux présente le catalogue d’une exposition impossible réunissant cinq collections d’oeuvres d’art volées ou vandalisées au cours de différentes guerres. Allant d’un fond allemand razzié par l’Armée rouge à l’issue de la Seconde Guerre mondiale au pillage du musée national d’Irak en 2003 à l’approche des troupes américaines, cette exposition dresse ainsi un état des lieux de l’extorsion systématique de collections privées ou muséales par les peuples en guerre. Cet acte dont la motivation n’est pas seulement liée à des intérêts économiques, mais participe aussi symboliquement à l’anéantissement de la culture et de l’identité du pays vaincu.

Etant parvenu à reconstituer l’ensemble de ces collections, Rob van Leijsen réunit au travers d’une enquête minutieuse une histoire illégale des appropriations et des héritages culturels. Archive dont la révélation est d’autant plus sensible que certaines collections volées sont toujours actuellement en possession des pays pilleurs, comme en témoigne les oeuvres extorquées par l’Armée rouge à des collectionneurs allemands et exposées au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, ou encore les trophées de guerre de Napoléon Bonaparte présents dans les fonds du Musée du Louvre à Paris.

Si l’histoire de l’art nous a habitués depuis longtemps à nous défaire de nos attentes en matière d’exposition – comme en témoigne les propositions emblématiques de la scène conceptuelle des années 60 – l’exposition comme catalogue permet ici d’en renouveler le genre. Prenant au mot la tentative de Rob van Leijsen de réaliser une exposition qui n’existe que sous la forme d’une édition, une « visite guidée » sera organisée par son auteur. S’ensuivra une discussion ouverte et participative avec les visiteurs au sein d’un dispositif spécialement orchestré pour l’occasion.

S’inscrivant dans la continuité de l’exposition, le film Le voleur de Louis Malle sera projeté à la suite de la visite.

Art Handling in Oblivion a été réalisé avec le soutien de la HEAD

V.N.I, voix non identifiées, veut réunir deux destins, deux voix de femmes. Celle de Bernadette Soubirous et d’une ménagère belge, toutes deux témoins de voix.

3-8 vous invite à l’écoute de rumeurs sous-terraines et de témoignages de rencontres extraterrestres.
Dans un premier temps, nous vous invitons à la projection du film Dark Matter de Lucile Desamory, qui nous emmène dans la Belgique de 1989, victime d’une déferlante d’ovnis.
Un court métrage de 7 minutes où des images d’archives se télescopent avec l’univers sonore du télé journal. Dark matter, un collage filmique, porte-parole des spectateurs de ces objets volants non identifiés.

pauline cunier jardin, lucille desamory, commissaires d'exposition Louise Gillard, Elsa Levy, graphic Clovis Duran

le collectif 3-8
présente
VNI
(voix non identifiés )
Le 28 septembre 2012
A 20h

Restauration et bar sur place

VNI

présence des artistes

Dans un second temps, nous vous invitons à la projection de Grotta profunda, les humeurs du gouffre de Pauline Curnier Jardin, un film de 30 minutes dépeignant l’apparition de l’Immaculée Conception vécue par l’enfant Bernadette qui, évoluant dans un état de semi-inconscience, se retrouve à l’intérieur d’une grotte où toute une cosmogonie extravagante entend l’instruire sur les questions de l’origine de l’humanité. Un râle ancestral, des gouttes qui tombent en perles dans les flaques sous les stalactites, la paroi tourmentée de la cavité ; les éléments naturels eux-mêmes se joignent au rituel initiatique de la petite visionnaire…

L’heure bleue
Georg Keller
Performance en continu
Avec Lucie Bousquet, Patrick Leonard et Laurent Thalem
Vendredi 15 juin 2012, 18h-21h30
Présentation de l’artiste, 21h30

georg_keller



L’HEURE BLEUE VENDREDI 15 JUIN 2012, 18H-21H30
PRÉSENTATION DE L’ARTISTE, 21H30


L’heure bleue, forme que peut prendre le crépuscule, fournit le contexte métaphorique à la peformance éponyme de Georg Keller (Zoug/CH, *1980). Dans une mise en scène faisant intervenir trois figures autonomes, l’artiste suisse étaye une critique à l’égard du jeu économique. Un vendeur de rues, habile et rapide, conscient d’agir dans l’illégalité, mène son commerce à l’abri du regard d’un employé de grand magasin, saluant mécaniquement le client potentiel. Fonctions de représentation, illusion réconfortante du travail bien effectué, dissolution des identités et désengagement inconscient de soi au profit d’un système insidieux, enjeux parallèles de la dépense dans une société misant sur la consommation, sont certains des aspects qu’éclaire l’itération des faits et gestes des acteurs. A cette double perpétuité vaine s’ajoute l’intervention d’un troisième protagoniste qui scande, à la manière des Speakers’s Corners londoniens, un texte de Charles Fourier (Besançon, 1772-Paris, 1837), publié en 1845 dans la revue La Phalange, à propos de la banqueroute. Ce nouveau projet, pour Georg Keller, relève de l’expérience scénographique ; renvoyant aux films italiens des années 1960, jouant de la simultanéité de scènes, il permet de concilier deux pôles opposés de l’économie par le conflit que produit le besoin d’attention que tous demandent.




L’HEURE BLEUE Friday, June 15, 2012, 18H-21H30

Concluding speech by the ARTIST, 21H30

A kind of twilight, the blue hour [l'heure bleue] gives metaphorical context to the eponymous performance of Georg Keller (Zug/CH, *1980). Staging three autonomous figures, Keller draws a critical statement about the game economy. A street vendor acting illegaly works out of sight, while a salesperson greets customers. Representational roles, comforting illusion of well-done labor, identities’ dissolution, processes of disengagement in aid of the system, takes of the expenses made in the name of the consumer society : These are some of the aspects that the moves and actions’ cycling highlights. The intervention of a third protagonist interferes in this double vain perpetuity. A picture of London’s Speakers’ Corners, that last character reads out loud excerpts from a text by Charles Fournier (Besançon, 1772-Paris, 1837) – published in 1845 in « La Phalange » –, about bankruptcy. The new project L’Heure bleue belongs to a scenographic experiment, as Georg Keller himself puts it ; similar to Italian films of the 1960s, which simultaneously show various ongoing scenes, the performative means contribute to accomodate two opposite sides of the economy through the conflict that is generated by the need for attention each character asks for.
 



GEORG KELLER

facebook_rosabrux

RUE DE L’AUTONOMIE 9 -> 1E ETAGE
1070 ANDERLECHT
BRUXELLES



LIGNES 3, 4, 31, 32, 51, 82, 83
ARRÊT LEMONIER

MÉMOIRE(S) DE GUERRE
25 MAI 2012,
À PARTIR DE 20H
M. Année Zéro
PERFORMANCE
SAMEDI 26 MAI À 18H

M. Année Zéro

Performance
Samedi 26 Mai à 18h
Rue de l’autonomie 9
1E Etage
1070 Anderlecht

Trams
Lignes 3, 4, 31, 32, 51, 82, 83
Arrêt Lemonier



M. Année Zéro – 26. Mai à 18 h


Exposition inaugurale du lieu d’art collectif Rosa Brux consacrée à l’artiste française Marie Reinert et le rapport impossible qu’entretient l’adaptation de son travail au format du catalogue monographique. L’occasion de repenser ce qui dans une pratique performative comme celle de Marie Reinert rend immédiatement problématique la question de son archive. L’immersion qu’elle entreprend à chacune de ses interventions, les négociations, les compromis, les infiltrations qui participent pleinement de sa pratique et qui sont autant de moyens de se loger dans les interstices de l’ordre, du pouvoir demeurent une fois retranscrits sous forme d’archive dans un angle mort, occultés par l’objet produit : l’outil ou l’œuvre.



C’est la raison pour laquelle Marie Reinert qui est d’ordinaire peu encline à se laisser saisir sagement par des dispositifs préexistants, prend le parti pris de s’affranchir des configurations traditionnelles de la monographie. En proposant de dérouler le récit de ses travaux passés par le biais d’une performance / entretien improvisé(e) avec la commissaire et critique d’art Marie Frampier dans une scène composée d’outils évoquant en partie ses infiltrations passées. Un script présent lors de la performance, « emprunté » pour l’occasion à une société anonyme, archivera minutieusement en live le flux de la discussion qui sera publié prochainement sous la forme d’une édition.


Alors que la monographie se propose couramment d’asseoir le corpus d’un artiste, procédé qui est autant une manière de l’abandonner de façon raisonnable à la postérité. Marie Reinert s’ingénie ici à en déjouer les mécanismes ainsi que les horizons d’attentes, en ne craignant pas de perdre son auditoire au détour d’une parenthèse ou d’un différent historique. Les éléments maladroits ou hésitants qui sont ordinairement évacués de la relecture, les a-côtés, les blancs, les excursus et autres redites construiront ici le flot d’un catalogue performé, habité, vivifiant !


Marie Reinert Rosa Brux Performance "M année zéro" 5_5

Performance "M année zéro" de Marie Reinert à Rosa Brux

Marie Reinert et Clovis Duran

Performance "M année zéro" de Marie Reinert

Performance "M année zéro" de Marie Reinert

le 25 mai 2012,

à partir de 20h

buvette et petite restauration sur place.


Mémoire(s) de guerre


« L’éclairage des conflits est devenu indirect, tout se joue désormais dans la faible clarté des écrans cathodiques, guerre des images où les séquences qui surgissent sur l’écran sont le signe de menaces apocalyptiques. »

Paul Virillo


Pour son premier événement le collectif 3-8 décide de mettre la lumière sur l’individu, sur le spectateur, l’acteur de la guerre.


L’espace de l’Autonomie devient le terrain d’attaque de la représentation, de l’archivage de l’imaginaire guerrière pris d’assaut par des cinéastes et artistes.


Dans leur vidéo Visionary Iraq, Benjamin Crotty et Gabriel Abrantès se mettent en scène dans un décor cheap avec une esthétique pop des années 90. Les deux cinéastes jouent tous les personnages et mettent ainsi en exergue les différents intérêts individuels durant la guerre irakienne.


Avec ITEOTWAWKI After Effects, Andrea Marioni se fait, quand à lui, porte-parole vivant des commentaires des différents journaux télévisés mondiaux traitant de la guerre irakienne. Une expérience de « cinéma parlant » mélangeant image et son, dans laquelle le spectateur devient la mémoire vivante de ses propres archives.


Le cycle s’achèvera avec la projection du très controversé Redacted de Brian de Palma, qui se présente comme une remise en scène de faits réels suggère l’absurdité des informations.

http://vimeo.com/9517109

Visionary Iraq, vidéo, Benjamin Crotty, Gabriel Abrantès.


Un jeune portugais et sa soeur adoptive angolaise sont sur le point de partir pour l’opération « liberté pour l’Irak ».


Au matin des adieux, leur mère réalise qu’ils ont une relation amoureuse et que son mari tire profit de la guerre irakienne par le biais de son infrastructure. Frère et soeur sont face à un choix moral.

 

ITEOTWAWKI After Effects, Andrea Marioni, performance de cinéma parlant.



Que se passe-t-il quand on regarde trop la guerre à la télévision ? Et quand un conflit se déroule sur les écrans pendant neuf ans, qu’il est orchestré comme un soap-opéra ? N’est-il pas possible que certains personnages deviennent des sortes de vétérans, hantés par des images récurrentes, que leur quotidien soit confronté à différentes dimensions, engagés malgré eux dans une lutte contre la surface de l’écran ?



L’ITEOTWAWKI est un syndrome ou une imposture, une réflexion en plusieurs portraits d’une génération dont les comportements sont les effets à retardement de la guerre en Irak.

Redacted, film écrit et réalisé par Brian de Palma.


Un petit groupe de soldats américains en poste à un point de contrôle de Samarra en Irak. La succession de leurs points de vue permet de confronter l’expérience de ces jeunes soldats sous pression, avec ceux de journalistes ou collaborateurs des médias; tout cela dans le but de faire la lumière sur les conséquences désastreuses du conflit récent…


Le film, tourné en Jordanie date de 2007, et a été présenté en avant-première à la Mostra de Venise en 2007.